Il Cararosso : trattoria chic & temple du café napolitain

Dans cette trattoria de Saint-Cloud, le café est un art de vivre enseigné par un professeur de philosophie napolitain et ses trois filles.

Même s’il dirige des restaurants depuis 30 ans en France, Antonio Moccia Di Ferrazzano n’a jamais quitté ses habits de professeur de philosophie napolitain. Au Cararosso, le restaurant familial de Saint-Cloud, « Il Professore » reçoit en veste de complet agrémentée d’une pochette en soie. Son accent mélodieux et ses mains bavardes font le reste. Un charme envahit la trattoria. Protégé des regards par une haie d’arbres et de plantes méditerranéennes. Antonio peut débuter sa dissertation sur l’espresso napolitain et l’art de produire le meilleur café du monde dans cette enclave italienne située rue du Mont-Valérien, face au cinéma Les Trois Pierrots.

Derrière son écran d’oliviers et de cyprès, seul dans la grande salle de 350 m2 qui va bientôt se remplir de convives, le maître des lieux adopte un ton de confidence. Pour extraire la quintessence de l’ expresso, lui et sa famille ont choisi une machine à café à leviers La San Marco. Sa pression décroissante (elle passe de 15 à 0 bars le temps d’un mouvement de levier) permet l’extraction d’un « nectar » contrairement aux « machines modernes qui font violence au café », argumente Antonio.

Pour ce philosophe passé de la classe au comptoir, le café est « un sujet important et très sensible ». Selon cet amoureux des idées, un bon café est certes « l’expression de la complicité entre le barista et la machine », mais surtout « l’aboutissement d’un repas dans le bonheur ».

Plus prosaïquement, un bon café, c’est aussi « un bon mélange entre robusta et arabica ». Ce nectar, comme tout ce qui est servi au Cararosso, vient directement d’Italie. C’est en effet un caffè borbone qui file aux quatre coins de la salle en compagnie d’amaretti, ces délicieux macarons à l’amande tout de blanc et de pastel vêtus.

Ce café robuste, légèrement épicé, surmonté par une mousse épaisse et onctueuse, est sublimé par la New 80 Leva. Cette machine à café à leviers est elle aussi typiquement italienne, à l’image des plats familiaux, conviviaux et simples qui composent les menus.

Au Cararosso, petit-frère du Caravaggio (le premier établissement ouvert par la famille Moccia à Vaucresson), le café est l’un des ingrédients de la recette du bonheur. Les pizzas, les viandes et les poissons cuits à la braise ; les plats parfumés à la truffe d’Acqualagna ; la burrata des Pouilles et la décoration qui allie les coquelicots au marbre participent à cette quête de la satisfaction complète et durable.

La clientèle ne s’y trompe pas. Les Italiens de sang y côtoient des Italiens de cœur, comme Charles Aznavour, qui a tant fait pleurer avec La Mamma et qui fut le voisin du Caravaggio. Aznavour n’est plus. Mais qu’on se rassure. Les grands artistes que sont Charles et Antonio ont une relève, tant au niveau du staff que des peoples qui fréquentent l’établissement. Les trois sœurs Moccia (Laetitia, Mathilde et Lucrecia) ont fait du Cararosso leur domaine, tandis qu’Alexandro Belmondo (petit-fils de Jean-Paul) dirige la cuisine aux côtés du chef Luciano Di Sebastiano. Un casting de rêve pour une très réjouissante commedia all’italiana.


Il Cararosso

17 rue du Mont Valérien
92210 Saint Cloud

http://www.ilcararosso.fr

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